13 September 2014,
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Le recyclage de circuit électronique & Informatique

Tout ce qui s’appelle circuit électronique peu importe la qualité, est envoyé chez des raffineurs de cuivre & métaux précieux. Il y a des centaines de compagnies du genre s’affichant comme raffineurs de circuits, mais seulement 6 compagnies au monde le font vraiment. Les compagnies capables de faire le procédé de A à Z sont : Xstrata (Rouyn-Noranda, anciennement Noranda) / Aurubis, Allemagne / Boliden, Suède, Umicore / Belgique et Johnson Matthey (É.-U.). Nous avons choisi personnellement Umicore, car ils ont des installations plus récentes, un meilleur taux de récupération.

Le Recyclage de Fer & Métaux

Recyclage Metaux Fer

Fer de boîtier d’ordinateur, Imprimante, Écran…

Tout le métal non ferreux s’en va dans des fonderies américaines ou canadiennes (aluminium, cuivre, laiton, Stainless, etc.). Voilà, quelques compagnies avec qui nous faisons affaire (Xstrata / cuivre, Arcelormittal / Fer, Alcan / Aluminium). Toutes ces compagnies ont des certifications béton dépassant tous les standards québécois ISO.

Le Recyclage de Plastique

Le plastiques des boîtiers d’ordinateurs ou d’imprimantes, claviers, souris, téléphone & accessoire informatique sont remise de nouveau à l’état granulé (broyer en petit morceaux), lavé & repassé en extrusion puis revendu dans le monde.

Batteries de portables au lithium – japon, meilleurs acheteurs en ce moment (Hitachi, Mitsubishi, Toyota), recyclé pour faire des batteries de nouveaux produits, notamment voitures ou petits objets de consommation (drills, batteries de laptop, batteries de cell, etc.)

Vitre – envoyé chez des fonderies de plomb, nous chargent à la tonne pour un recyclage vert (Nouveau-Brunswick) xstrata / belledune

Recyclage Cuivre

Cuivre dans les câbles, Écran CTR, Heatsink…

Écrans plats – panneaux mercure / japon, frais pour recycler proprement, mails ils ont la technologie pour récupérer le mercure et l’indium (tout le reste de la planète est en retard sur ce produit)

Disques durs – (considéré comme aluminium contaminé au fer une fois le circuit enlevé), Ils sont broyer par des machines spécialiser pour séparer le fer de l’aluminium, envoyé ensuite vers des usines de traitement d’aluminium (Alcan)

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Le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et de leur élimination

Ouverte à la signature le 22 mars 1989 et entrée en vigueur le 5 mai 1992, la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et de leur élimination vise à limiter la circulation de déchets dangereux entre les pays et particulièrement à refréner ce type de transfert qui se fait des pays développés vers les pays en développement. Où en sommes-nous une vingtaine d’années après ?

Pour notre pays, on note notamment trois accords internationaux auxquels nous participons dont :

– La Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination, que le Canada a ratifiée en 1992 ;

– La Décision du Conseil de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) concernant le contrôle des mouvements transfrontières de déchets destinés à des opérations de valorisation ;

–  Ainsi que l’Accord entre le Canada et les États-Unis concernant les déplacements transfrontières de déchets dangereux, 1986 (modification en 1992).

Théoriquement, il s’agit d’accords qui fournissent à toutes les parties concernées des balises et des consignes à respecter en ce qui concerne les déchets dangereux. Mais qu’en est-il de la réalité?

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L’exportation des déchets électroniques dans le monde

Le 4 juillet 2011, on peut lire sur Gaiapresse un article basé sur les déclarations de Sarah Westervelt, du Basel Action Network sur la situation du Canada par rapport aux déchets électroniques. Ainsi, elle soulignait que les mesures canadiennes de lutte contre les déchets électroniques n’allaient pas suffire, affirmant notamment que « De 50 à 80 % des déchets électroniques canadiens sont exportés dans des pays en voie de développement ou émergents comme la Chine »

Sarah Westervelt ne manque d’ailleurs pas de relever que les importantes quantités de déchets électroniques produites au Canada (220 000 tonnes pour 2009) sont fortement toxiques et que cette toxicité passerait sous silence dans les pays récepteurs comme l’Inde ou la Chine.

Serions-nous à l’image de nos voisins outre-Atlantique, les Européens, en ce qui concerne la consommation et l’après consommation? En effet, on découvre une enquête édifiante écrite par Rachel Knaebel et publiée le 27 janvier de cette année.

Entre autres, elle met en exergue quelques chiffres tirés du zdnet et du journaldunet

– La vente mondiale de smartphones s’est élevée à environ 900 millions en 2013 dont 15 millions pour la France;

– Il y aurait plus de 100 millions d’Européens qui possèderont une tablette tactile en 2016;

– Pour chaque Français, on compte 20 kg de déchets électriques et électroniques par an.

Si une filière de traitement des déchets est bien mise en place, Rachel Knaebel note bien que « des milliers de tonnes sont envoyées, illégalement, vers les décharges d’Afrique ou d’Asie. »

De manière littéralement illégale ou même sous-forme de dons caritatifs, cette exportation profite plus aux pays industrialisés qui se trouvent être les pays d’origine de ces déchets qu’aux pays récepteurs dans lesquels les conditions de démantèlement et de traitement sont souvent rudimentaires et ne sont pas respectueuses de l’environnement et de la santé des ouvriers parmi lesquels on peut compter des enfants.

Parmi ces pays d’Europe, on trouve notamment l’Allemagne dont l’exportation d’équipements électroniques usagés vers des pays non européens s’est élevée de 93 000 à 216 000 tonnes en 2008. On peut également noter la France dont 10% des DEEE des particuliers partiraient vers l’étranger chaque année. En partant sur une base de 1,3 million de tonnes de DEEE pour ce pays, cela fait donc 130 000 tonnes.

La question se repose : qu’en est-il de notre côté? En nous rendant sur le site de Radio Canada, nous avons redécouvert quelques affaires qui ont fait parler d’elles il n’y a pas si longtemps que cela.

On peut prendre en exemple le cas de la société Electronics Recycling Canada, siège à Surrey, Colombie-Britannique, qui a fait face à 24 chefs d’accusation le 24 mai 2013 en vertu de la Loi sur la protection de l’environnement, notamment pour exportation illégale de matériaux dangereux, puisqu’elle aurait envoyé des piles et des tubes cathodiques à Macao, en Chine, sans permis.

L’article fait part notamment de la réaction de Jim Puckett, du Basel Action Network, qui affirme que « Le gouvernement du Canada ne prend pas ça au sérieux » et aussi d’ajouter « Malgré ces accusations, nous pourrions présenter de nombreuses autres situations où le gouvernement aurait pu agir et nous pourrions leur démontrer que le tout devrait être un acte criminel passible d’une peine de prison, ce qui serait beaucoup plus dissuasif »

Lors de cet entretien, l’homme fort du Basel Action Network ne manque pas d’affirmer que de nombreux déchets électroniques de la Colombie-Britannique ne manquaient pas de se retrouver en Chine après recyclage, cette filière étant utilisée par les entrepreneurs pour couvrir l’exportation des déchets récoltés.

Bien auparavant, on a déjà connu d’autres cas dont celui de la société N.W. Cole Associate Appraisers Limited relaté par le site d’Environnement Canada.

23 juillet 2009, l’équipe d’Environnement Canada chargée de l’inspection d’un conteneur maritime au terminal Halterm, port d’Halifax, découvre qu’il contenait de vieux ordinateurs et des pièces électroniques.

12 août 2009, il s’ensuit le lancement d’une enquête par Environnement Canada concernant l’exportation illégale de déchets électroniques à Hong Kong par cette société sise à Halifax.

14 janvier 2010, une accusation contre la société en question est déposée par Environnement Canada pour exportation de déchets électroniques à Hong Kong, ce qui représente une infraction au Règlement sur l’exportation et l’importation de déchets dangereux et de matières recyclables dangereuses, applicable en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999).

Plaidant coupable, la société va par la suite écoper d’une amende de 10 000 dollars, le tribunal ordonnant le versement d’une grande partie de cette somme (9 500 dollars) au Fonds pour dommages à l’environnement tandis que le reste devait être payé au tribunal.

– Contribution au réchauffement climatique par le méthane et le dioxyde de carbone…